spleen ?
amours ?
et vivre ?
blues ?
grand soir ?
corsica
spleen ?
sur vivre ?
 
Je relis mon amour
Tous les mots de ta lettre
Je les lis chaque jour
Dix fois vingt fois peut être
Le soir lorsque tout dort
Doucement je répète
Tes mots d'amour encore
Tout au fond de ma tête

Ecris moi je t'en prie
Encor' j'ai tant de peine
Envoie-moi de l'oubli
Pour toutes ces semaines
Que je vie dans l'ennuie
Exilé loin de toi
En ce pays de pluie
Où m'on ame se noie

Chérie je crois te voir
Prés de moi un instant
Je parle dans le noir
Puis soudain je m'entends
Tout disparaît alors
J'écoute le silence
Où mon cœur bat trop fort
Tout dort c'est une chance

Je regarde au plafond
Les ombres qui s'animent
les dessins qu'elles font
Sont douceurs féminines
Tiens voila ton visage
Puis te voici dansant
Mais ce n'est qu'un mirage
M'aimeras tu longtemps

Parle moi de ta vie
Dans ta prochaine lettre
Que fait tu de tes nuits
Je voudrais tout connaître
Pardonne moi chérie
Pour ma détresse inquiète
Cette trop longue nuit
Me fait tourner la tête

Un mois sans toi chérie
Et ma raison vacille
Vois tu sans toi je suis
La flamme qui oscille
Au plus profond du puits
Un souffle peut autant
Me ramener la vie
Me tuer à l'instant

Donne moi je t'en prie
Des mots tels que j'en rêve
Comme un peu d'eau de vie
A l'animal qui crève
Donne moi je t'en prie
Voila le jour se lève
Cette envie de la vie
Sans quoi oh tout s'achève

Sais tu mes nuits se passent
A ne penser qu'a toi
Sur mon lit je rêvasse
Mon amour c'est à toi
Le dessin de ton corps
La courbe de tes lèvres
Les revoilà encore
En moi monte la fièvre

Je sens ton souffle doux
Courir sur mon épaule
J'imagine à mon cou
Ta chevelure folle
Le dortoir je l'oublie
Me voila il me semble
Dans la chaleur du lit
Où nous dormions ensembles
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Oh vous madame de mes rêves
Je ne sais pas qui êtes vous
Mais dans ce jour là qui s'achève
Je ne connais rien plus que vous

Vous m'êtes douce et familière
Comme une brume au matin d'Août
Moitié frisson partie lumière
Et je respire à votre pouls

Etes vous brune rousse blonde
Je ne le sais mais sur ma joue
Une ombre passe qui façonne
La mèche de vos cheveux doux

Et chaque jour je vous invente
Très différente aussi pareille
Encore plus tendre et prévenante
Qu'au jour d'hiver un chaud soleil

C'est à celles que j’ai connues
Aimées perdues ou ignorées
Celles que je n'ai jamais vues
Au cher visage inespéré

A tout cela vous ressemblez
Oh vous ma dame fantastique
Qui êtes tout n'étant pas née
Autrement que d'une musique

D'une musique au soir d'été
Quand milles rumeurs se confondent
A cents parfums exaspérés
Et que sur l'âme un voile tombe
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Cette lettre madame
Vous ne la lirez pas
Car pour garder le charme
Je ne l'enverrai pas
Elle parle avec flamme
D'une enfant d'autrefois
Qui me blessa dans l'âme
Il était une fois

J'avais s'il me souviens
Peut être bien treize ans
L'âge ou l'amour devient
Le sentiment portant
Nous étions collégiens
Vous vous aviez seize ans
Que vous portiez si bien
C'était intimidant

Je vous aimais d'autant
Que je n'osais rien dire
Qu'il m'était suffisant
De vous entendre rire
Mais pour le court instant
D'un seul petit sourire
J'aurais donné vingt ans
Ma vie et même pire

Je ne voyais que vous
Vous étiez les délices
De ces rêves jaloux
Qu'ont les enfants novices
Et vous me rendiez fou
Lorsque non sans malice
Vous montriez un dessous
Le bronzé d'une cuisse

J'oubliais la raison
Et voulais par magie
Faire d'amour la prison
En ce cœur tant chéri
Je signais de nos nom
L'hiver le froid la pluie
J'attendais la passion
Mais je ne l'ai pas dit

Ces jours là sont passés
Sans que vienne l'oubli
Ne vient que le regret
De ce temps qui à fui
Ne vient que le regret
De ne l'avoir pas dit
Ce mot qu'elle attendait
Peut être bien aussi


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mise à jour: 08/08/04